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Éditions Le Bateau Ivre

Littérature française moderne et contemporaine

Embarquer sur Le bateau ivre, c’est à coup sûr, d’une allure hésitante et sinueuse, tenter de rejoindre l’horizon

pour voir ce qu’il y a derrière cette ligne qu’on dit imaginaire. Sans doute parce qu’elle se dérobe au voyageur et s’enfuit aussitôt qu’il s’approche. On ne sait jamais vraiment là où elle est. Parfois même il arrive qu’elle se laisse surprendre, au point qu’on la franchisse, sans même s’en rendre compte.

Le Bateau Ivre, la Ville Brûle, la Lampe de Chevet, la Clé à Molette, le Castor Astral, le Murmure, Au-delà du Raisonnable... Ils s'enflamment pour des auteurs inconnus, publient des livres étonnants, passionnants, parfois improbables. Ils occupent une place indispensable dans le paysage littéraire, mais restent parfois invisibles - appliqués qu'ils sont à se trouver précisément là où on ne les attend pas. Ils publient des textes pour la beauté des mots, mouillent leur chemise (laissent leur chemise ?) pour le destin d'un auteur, en retirent une satisfaction symbolique, littéraire, intellectuelle.

Gaëlle Bohé, Fondatrice du Prix Hors Concours, 2016


Le roman de qualité ne peut plus se faire que chez les petits éditeurs. Ce sont les grands. Les autres sont seulement les gros. Ils verrouillent le monde du livre, font en sorte que la véritable littérature ne puisse s’exprimer. Les gros éditeurs veulent des livrés calibrés, comme les fruits de supermarchés. Les petits éditeurs, eux, donnent de la liberté à l’auteur. J’écris des livres libres et j’y tiens.

Claire Fourier, Présidente du festival du livre en Bretagne, 2018

 
 

Viennent de paraître

Lionel-Édouard Martin, Ville au coude d'un fleuve

(Poèmes)


« Ville au coude d’un fleuve » évoque la vie d’une cité, sans doute antique, de sa fondation jusqu’en ses métiers, ses croyances, ses divertissements. Autant de motifs développés en soixante textes courts relevant du poème en prose, qu’ils théorisent en creux s’il est vrai que « souvent les voies en parallèle se lassent d’aller droit, tournent en angle et déterminent des carrefours qu’on aménage de terre-pleins ».

9791092622676, collection 0cre mer, 80 pages, 10 €, distribution Sodis

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Martial, La Verve, le Verbe

(196 épigrammes choisies, traduites du latin et annotées par Lionel-Édouard Martin)


Les épigrammes de Valerius Marcus Martial (né vers 40 de notre ère, mort vers 104), non dénuées à l’occasion d’un charme poétique incontestable et d’une vive sensibilité, constituent une des œuvres les plus comiques de l’Antiquité latine. La présente traduction de 196 (sur plus de 1500) de ces courtes pièces s’efforce de rendre le ton d’origine et la virtuosité stylistique de cet énorme éclat de rire atemporel.


9791092622652, collection Ocre mer, 216 pages, 20 €, distribution Sodis

 

Vient de paraître

Étienne Day, La Renverse

Alors au départ il y a un universitaire en retraite, passionné de voile, qui va naviguer sur une mer comme il aime, parce que sa profondeur et ses courants changent tout le temps selon l’heure de la marée. Un paysage en perpétuel mouvement.
Et puis son ami policier, qui lui va naviguer dans le monde délétère de la politique et de la finance, où s’agitent dans l’ombre hommes d’affaire véreux, escorts, espions et malfrats.
De telle façon que ces deux récits vont s’entremêler, comme la lumière danse avec les ténèbres.
On va s’y balader, sur mer, dans les Anglo-Normandes et les côtes du Trégor ; sur Terre, à Paris, dans le marais poitevin, sur la côte d’azur et même à Hollywood.
Où l’on croisera, sur mer, des chalutiers espions, des yachts, des hélicos et même un probable sous-marin ; sur terre, un club libertin et plein de petits restos sympas. C’est dire qu’on ne s’ennuiera pas.

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Vient de paraître :
Cécile Delalandre
Œuvres en prose
Œuvres poétiques

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« Elle n'est pas sainte. Pas gendarme non plus. Jeanne est femme parmi les femmes. Plutôt soldat. Une petite punaise au corps de feu rouge et noir mais avec des ailes comme une coccinelle. Jeanne est une bête à Dieu et à Diable, comme l'autre, celui à qui elle a fait croquer le fruit. […] D'elle, le monde part. Vers elle, le monde revient. Telle la vague, Jeanne est le monde. » (Seule si là)


Cécile Delalandre n’aura pas connu de son vivant la reconnaissance qu’elle méritait pour son œuvre si singulière, tant elle est ambitieuse, érudite, sophistiquée et pourtant d’un abord facile. Lionel-Édouard Martin, qui présente le premier de ces deux volumes, est un des rares fins connaisseurs de la littérature, qui ait su déceler toutes les subtilités de son art.



Œuvres en prose

9791092622638, collection Bleu soleil, 440 pages, 25 €

Œuvres poétiques

9791092622645, collection Ocre mer, 256 pages, 20 €

 

Vient de paraître
la célèbre trilogie de Jacques Perry
(nouvelle édition)

Vie d'un païen

Roman picaresque autant que roman d'apprentissage, Vie d’un païen nous entraîne à travers la France et l'Italie du début du XXe siècle sur les traces de Charles Desperrin, un jeune peintre au physique de colosse, dont le « paganisme » relève d'avantage de l'absolue liberté procurée par son amoralité que d'une quelconque hostilité aux croyances religieuses. Réédition attendue d'un livre culte, Prix des libraires en 1966, ce 10e roman de Jacques Perry, qui en a publié 37, constitue le premier tome d'une trilogie dont les deux autres volumes sont également réédités par Le bateau ivre.

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La Beauté à genoux

La Beauté à genoux est le deuxième tome de Vie d'un païen. De retour de la guerre de 14-18, dont il refusera toujours d'évoquer les horreurs, le peintre Charles Desperrin s'installe à Paris, à Montparnasse d'abord, où il côtoie tous les artistes de l'époque, puis à Belleville sur la colline du Télégraphe. Une grande exposition à Paris de ses œuvres italiennes organisée par son ami Salti fait de lui un peintre riche et célèbre. C'est alors qu'il rencontre Kali, jeune femme sans passé, premier et seul amour de sa vie, pourtant riche en rencontres.

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La Peau dure

La Peau dure est le troisième tome de Vie d'un Païen. Au début du livre, le peintre Charles Desperrin a 50 ans. Accablé par la disparition de Kali, le grand amour de sa vie, il se réfugie à Gien, chez sa mère, et peu à peu retrouve le goût de vivre et de peindre, au milieu de nombreux personnages hauts en couleur_: sa femme Rosita venue d'Italie le retrouver avec ses nombreux enfants, son demi-frère notaire homosexuel, son ami l'étonnant curé, sa nouvelle égérie la fantasque Didine et bien d'autres encore. Au soir de son existence, à 90 ans, il décide d'écrire l'histoire de sa vie.

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Vient de paraître,
pour le Centenaire de sa naissance

Lire Jacques Perry

Textes choisis par Katalin Perry
collection Amarante, 200 pages, 20€
9791092622591, distribution Sodis

Pour célébrer le 15 juin 2021 le Centenaire de la naissance de Jacques PERRY, sa dernière épouse Katalin PERRY a réuni dans ce recueil les meilleurs articles publiés dans la presse sur son œuvre, sous la plume des plus grands écrivains, parmi lesquels François Mauriac, Robert Kemp, Claude Mauriac, Jean-Didier Wolfromm, Jean-Marc Roberts, Claude Bonnefoy, Gilles Costaz, François Nourissier, Jérôme Garcin et le peintre Vincent Corpet.

Les éditions Le Bateau Ivre ont réédité ses plus grands livres : les trois tomes de «Vie d’un païen» et sa monumentale autobiographie fictive «Yo Picasso», mais aussi publié ses trois derniers romans : «L’enchêné», «Nô» et «Bel et moi», ainsi qu’un volume «Théâtre» qui regroupe ses deux plus récentes pièces.

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Vient de paraître

Marie-Laure De Muynck-Katan
et Andreea Gaschard,
À corps et désaccords

collection Ocre mer, 72 pages, 10 €
9791092622584, distribution Sodis

Fantaisie poétique à quatre mains

Il y a des êtres qui longtemps encore vous habitent même s’ils sont partis visiter d’autres nuits…

À vouloir toujours respirer le même air

À vouloir toujours chanter le même refrain

À vouloir toujours fouler la même terre

Les âmes se perdent

L’amour les suit

Les âmes s’entêtent

L’amour les fuit

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Vient de paraître

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Virginie Jouannet,
Histoire(s) de faire des ronds dans l'eau

Collection Amarante, 248 pages, 20 €
9791092622577, distribution Sodis

Le 16 mars 2020, la France stupéfaite vit sa dernière journée d’avant le confinement. À la sidération se mêle une sorte de gaîté, pleine d’espérances joyeuses que ce curieux virus nous fasse tirer leçon de tant d’errements accumulés et d’un coup de volant salvateur nous permette d’éviter le mur sur lequel nous foncions plein phares en klaxonnant.

Ce jour-là, Virginie Jouannet se lance le défi de tenir chaque jour sur Facebook une chronique de cette expérience inédite et bizarre. Du dernier jour d’avant (jour 0) au premier jour d’après (jour 58), elle tiendra bon gré mal gré son pari, portée par les apéros festifs, spontanément organisés chaque soir aux balcons du quartier.

Santé !

Auteure-écrivaine un poil dramaturge, un poil nouvelliste, auteure-collaboratrice, parfois conseil et script-doctor(esse), chroniqueuse juste pour le plaisir ou pour le coup de gueule, Virginie Jouannet a publié 3 romans : « La Chair du péché », « Vestine, une légende noire » et « Cavale », 4 pièces de théâtre, des nouvelles (Prix Prométhée 2000), un recueil de poèmes. Elle a collaboré à deux films, un livre d’artiste, une exposition, ainsi qu’à de très nombreux ouvrages, notamment ceux de Xavier Müller, Nicolas Vanier, Mike Horn, Anselme Baud.

 

Vient de paraître

Jacque Perry, Théâtre

Collection Ocre mer, 240 pages, 20 €
9791092622560, distribution Sodis

Auteur de 36 romans, dont la plupart ont été reconnus et salués, Jacques Perry laisse aussi, nécessairement plus volatile, une œuvre dramatique abondante et foisonnante : quatre pièces pour la scène et de très nombreuses pièces radiophoniques.

Pour célébrer le centenaire de sa naissance, nous avons voulu faire découvrir cette autre facette de son immense talent, en publiant ses deux dernières pièces de nature complètement différente :


Le Marabout

représenté en 1989 au Théâtre de l'Essaïon,

dans une mise en scène de José Valverde,

avec Jacques Amiryan, Annie Bertin, Françoise Bertin, Christian Fredric, Alida Latessa, Jacques Mignot.


Le Minotaure ou L’Amitié selon Picasso

représentée de 1994 à 1996 au Centre des Bords de Marne de Le Perreux, puis au Centre Jacques Prévert de Villeparisis

dans une mise en scène de Roland Lagache (L'Éolienne),

avec Jean-Pierre Hutinet et Jean-Pierre Denis.


Dans la première, un grand oiseau noir (un marabout) vient apporter paix et sérénité au sein d’une famille de bûcherons en proie au désarroi.

Dans la seconde, qui fait écho à son célèbre Yo Picasso, Perry met en scène les retrouvailles du peintre avec un ami de jeunesse, perdu de vue depuis 30 ans.

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Vient de paraître

Hans Limon, Du temps que j'étais mort

Avec 19 fusains de JYM Jennifer Bush,

Préface de Hervé Guillemain


collection Titane, 128 pages, 20 €

9791092622553, distribution Sodis

J’ai enfilé un sac à dos, enfourché une rame de métro, émergé du sous-sol pour continuer mon trajet à pied, rue de la Révolution, le long de la ligne d’autobus 98, non loin des panneaux peinturlurés de l’église Saint-Christophe-de-Jade, enjambé l’arc du pont Caravage où j’avais tant de fois regardé l’empyrée mêler ses pleurs au batillage satiné des courants grèges, photographié le kiosque à journaux de la place de Rome, posté un message d’adieu sur les « réseaux sociaux », fait demi-tour, considéré quelques instants les méandres du fleuve, aperçu mon ombre tout au fond, entre le col blanc de Paul Celan et la tabatière de Louis-Simon Auger, sauté, flotté, dérivé la tête sous l’eau, le sac à la surface, excitant bien malgré moi la curiosité d’un cycliste du dimanche, attirant bientôt pompiers et forces de l’ordre, et finalement cuvé ma honte à la Clinique de la Dame Blanche, bâtiment Marguerite, chambre double. D’où ces portraits.

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Sont parus récemment

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Lionel-Édouard Martin, Roxane

Collection Vert nuit, 224 pages, 20 €
9791092622546, distribution Sodis

Nous, notre petit groupe, notre « petit cénacle » ainsi qu’on l’appelle, on a d’autres habitudes, plus, comme dirait l’autre, sélect, parce qu’on n’est pas tout à fait de la même clique, qu’on est d’ici pour y être de retour après avoir mené nos barques ailleurs et pas mal de bourlingue : revenus pour mourir avec délicatesse où nous sommes nés, boucler la boucle genre Kinder surprise avec à l’intérieur des tas de petites choses, menus plaisirs, pêche à la ligne, champignons, conviviales mangeailles, la maison de famille, vaste bâtisse en général retapée confortable, jardin, pelouse. Menant des vies de patachons, retraites nutritives, bande passante abondante, genre bourgeois-bohèmes des champs, caves profondes, animaux de compagnie.[...]

Pour ça qu’on rigole, donc, lichant notre apéro, tandis qu’il cause, le maire, notre ami maire, avec l’énergumène et qu’on l’entend causer, Pierre, comme un qui n’aurait guère fréquenté l’école, singeant l’analphabète plouc tel que le gars doit se le figurer dans sa grosse tête d’urbain – ça serait bien Parisien tête de chien, Parisien tête de veau, côté Montreuil possible ou la toute proche banlieue, ça sent le loft et les mensualités très croque-salaire pour finalement pas grand espace tandis qu’à la campagne.

Tandis qu’à la campagne, oui. Ça, pour l’espace, on est gâtés : le bourg, ce sont de vieilles demeures hautes de plafond, jardins, parcs derrière façades sur deux ou trois niveaux ; dès qu’on sort des quelques rues – l’affaire de deux ou trois minutes –, c’est l’immensité de la nature avec des champs, des bois, pièces d’eau, fermes, la respiration gargantuesque où les nuages sont des poumons, les branches : des bronches, sang noirâtre éclairci constamment par ces souffles, vents d’Atlantique ou plus âprement du nord. Et donc c’est ça, l’espace, qui généralement les intéresse, ces zigs : toujours le même profil, approchant de la quarantaine, des mioches, travaillant dans la communication, des start up, gagnant pas mal leur pitance puis un matin ça les prend genre colique, ils se mettent à exécrer leur univers, ont des envies de chevaux (de chevaux !), de gîtes, d’échapper à sait-on quelle menace, ça veut du lait au pis des vaches, élever des chèvres, cultiver son jardin.

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L'auteur

On en parle

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Jean-Michel Devésa, Scènes de la guerre sociale

Collection Amarante, 152 pages, 18 €
9791092622539, distribution Sodis

Du 2 février au 8 juin 2019, Jean-Michel Devésa, professeur des universités et écrivain, s’immerge dans les manifestations des Gilets Jaunes et rapporte le soir-même ou le lendemain sur un réseau social l’intensité des événements relatés et des émotions ressenties. Ces pages n’ont donc pas vocation à être considérées comme un document sociologique. Le discours politique n’est pas ici premier. Il ne s’agit pas d’un tract mais d’une œuvre littéraire, dont l’esthétique mobilise la violence faite au code et aux habitudes linguistiques, de façon que le lecteur entrevoie la violence affrontée chaque samedi dans la rue.​

Voir la vidéo de la librairie Mollat

Voir l'article de Christiane Chaulet-Achour dans DIACRITIK

Voir l'entretien de Jean-Michel Devésa avec Philippe Chauché dans La Cause Littéraire

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À dos de chat ailé,
en mémoire de Cécile Delalandre
(ouvrage collectif)

Collection Amarante, 344 pages, 24 €
9791092622522, distribution Sodis

Cécile Delalandre s’est éteinte le 21 août 2019, laissant une œuvre d’une beauté singulière.
Pour le premier anniversaire de sa disparition, cet ouvrage rassemble :
- les témoignages de parents et d’amis, proches ou lointains,
- des extraits de ses œuvres choisis par elle,
- les entretiens qu’elle a donnés et les recensions que ses ouvrages ont suscités,
- une bibliographie très complète, augmentée de ses publications sonores,
- un album de photos.

Voir la liste des contributeurs

On en parle

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Yannick Kujawa, Toujours l'inconnu

Préface de Patrick Varetz
Collection Vert nuit, 168 pages, 18 €
9791092622515, distribution Sodis

Une bibliothèque des Mines, dans le Pas-de-Calais. Marguerite Duras est venue à la rencontre des habitués du lieu. Dans un coin de la pièce, tourne un magnétophone portatif, de marque Nagra. L’émission sera diffusée sur France Culture. Elle fera partie d’une série intitulée « Pour lire à la veillée ». On est en 1967.
« Yannick Kujawa, qui publie ici son cinquième livre, témoigne toujours de la même humilité face à la littérature, un peu à l’image de ses personnages. Il avance sans esbroufe parmi les mots, presque sur la pointe des pieds, sans particulièrement chercher à embellir les phrases. Ce qui lui importe dans cette histoire, je crois, c’est de restituer avec justesse la voix des gens modestes, comme il était déjà parvenu à le faire dans ses deux précédents romans. »

On en parle

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Patrick Tillard, Un désir extrême

Collection Vert nuit, 432 pages, 26 €
9791092622508, distribution Sodis

Il ne se souvenait d’aucun détail de sa délivrance, malgré tout il cherchait une certaine clarté et peut-être même des yeux graves pour le comprendre, espoir d’une présence parfaite de la poésie, conquêtes extérieures, envol de l’imagination, fleurs qui ruissellent et se brisent ; les mots survenaient comme des oiseaux noirs. C’était une piste du récit. Persévérer dans la parole voilà le terme à privilégier, continuer, s’affermir, trajectoire qui n’était pas la plus aisée et dont il ne savait à vrai dire encore rien en dehors d’un coup de rein narratif raisonnablement salvateur.

On en parle

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Cécile Delalandre, La Bézote,
suivi de Reste la forêt

Préface de Lionel-Édouard Martin
Collection Vert nuit, 152 pages, 18 €
9791092622492, distribution Sodis

Cécile Delalandre a ce talent d’écrire comme personne, me semble-t-il, n’écrit aujourd’hui, de créer par les mots ‒ matière, non pas outils, de son écriture ‒ un univers d’une irréalité toute poétique. Ses procédés vivants rappellent un peu ceux d’un Max Jacob, d’un Michaux sans doute, voire d’un Jean-Pierre Verheggen : rien de naïf, en tout cas, ni de spontané, ni d’artificiel pour autant, dans cette rhétorique (au sens d’art d’écrire) délectable où se révèle en sourdine une belle érudition littéraire, nourrie de lectures ‒ Ponge, Rimbaud, Céline… ‒ rappelées en clin d’œil, voire convoquées et allègrement pastichées. On rit, on sourit, on s’émerveille devant cette aptitude, comme le dit peu ou prou Guillevic dans un de ses poèmes les plus célèbres, à « tirer parti des mots », à écrire une littérature qui ne résulte pas d’une simple activité de rédaction mais d’écriture : preuve, s’il en fallait, qu’une oeuvre belle peut être drôle, et que l’humour, dès qu’il est fin, n’est pas l’ennemi de l’esthétique – et encore moins de la poésie.
Lionel-Édouard Martin

On en parle

 
 

Actualité

Ouest France nous fait l'honneur d'évoquer notre travail. Merci à Damien Deniau pour ce bel article.

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Bon à savoir

Librairies

Les ouvrages publiés par les Éditions Le Bateau Ivre sont distribués par la Sodis depuis l'été 2016. Les ouvrages antérieurs sont toujours disponibles auprès de l'éditeur.

Manuscrits

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