Cécile Delalandre, La Bézote,
suivi de Reste la forêt

Préface de Lionel-Édouard Martin
collection Vert nuit, 152 pages, 18 €
9791092622492, distribution Sodis

Préface, par mes soins, de "La Bézote, suivi de Reste la forêt" de la merveilleuse Cécile Delalandre, hélas récemment disparue, dont j’avais, il y a quelques années de cela chroniqué le très original "Tess et Raoul précédé de Breuilles" (paru chez le même [excellent] éditeur : Le Bateau Ivre).

Lionel-Édouard Martin

Extraits de la Préface

Qu’on pense, avec le poète des Sonnets à Orphée, l’inachèvement comme caractéristique de la musique : nous sommes pleinement dans l’esthétique littéraire, entre toutes reconnaissable, de Cécile Delalandre, où il ne s’agit pas tant, je crois, de tendre vers une fin d’ailleurs bien illusoire et dispensable que de profiter sans réserve de la pause, de l’instant présent, certes fugace, et de tous les possibles qu’il recèle. Car c’est à un carpe diem que nous invite Cécile Delalandre : celui de la lenteur, du plaisir de la dégustation [...], concentrée sur la saveur de l’instant, sur la délectation d’une langue, fût-elle « de verre venant lécher quelques edelweiss » [...]


Lire (lyre ?) Cécile Delalandre, c’est surtout ne pas la lire à la hâte, en « jeune goinfre » rimbaldien : c’est faire corps avec cette lenteur que son écriture propose, c’est accepter le pacte du « ralenti qui accélère le battement de l’instant » pour pleinement comprendre. Non pas comprendre le sens des mots [...] comprendre comment cela fonctionne dans le système des mots.

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