Jean-Michel Devésa

Jean-Michel Devésa est professeur des universités, il enseigne à Limoges les littératures française et en français contemporaines. Persuadé que la forme aboutie de la critique et de la lecture ne peut être que l’écriture, c’est en 2008 qu’il commence à publier ses propres textes, d’abord sous nom d’auteur puis à partir de 2013 sous son patronyme.
S’il devait préciser ses « phares », il citerait une constellation d’écrivains relevant du surréalisme, du Nouveau Roman et de la revue « Tel Quel ». Tous ses efforts visent à participer à l’émergence d’un récit émancipé des illusions de la représentation et conforme à l’état actuel du monde et de la société ainsi que de leurs contradictions.
De ce point de vue, « Bordeaux la mémoire des pierres » (éd. Mollat, 2015) et « Une fille d’Alger » (éd. Mollat, 2018) ont constitué un tournant, c’est avec ces livres qu’il estime avoir trouvé sa voix et son style, en l’occurrence un phrasé fondé sur le souffle et le rythme, débarrassé des contingences de la ponctuation conventionnelle mais sollicitant une langue riche et soutenue, parfois précieuse.
C’est cette même langue qui innerve « Scènes de la guerre sociale », un recueil de chroniques ayant l’ambition de mimer l’intensité des événements relatés et des émotions ressenties : ces pages n’ont donc pas vocation à être considérées comme un document sociologique sur les manifestations des Gilets Jaunes ; le discours politique n’est pas ici premier, ce qui ne signifie pas qu’il soit absent, il ne s’agit pas d’un tract mais d’une œuvre littéraire dont l’esthétique mobilise la violence faite au code et aux habitudes linguistiques, de façon que le lecteur entrevoie la violence affrontée chaque samedi dans la rue.

 

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