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  • Le Bateau Ivre

À paraître le 16 juillet : Jacques PERRY, Vie d'un païen (nouvelle édition)

Vie d'un Païen, ce sont les mémoires que Charles écrit à quatre-vingt-cinq ans, c'est-à-dire en 1963, (alors qu'il) est devenu un peintre illustre dont les tableaux figurent dans les musées du monde entier. "


Ce premier volume de la Vie d'un païen se termine en 1914, au début de la guerre. A cette époque, Charles a trente-sept ans. Il a connu bien des femmes, il est même père de quatre enfants. Nous n'avons pas l'impression qu'il ait jamais été vraiment amoureux (...)

Charles est déniaisé fort tôt par une riche bourgeoise de Gien, Mlle Sergent, qui a vingt-cinq ans de plus que lui (…), mais (qui lui semble) trop dodue, trop rose, trop sucrée, trop exclusivement avide des plaisirs de la chair. (...) Il ressent malgré tout un trouble passablement mystérieux devant Agnela et Agnelita Carmisola, créatures d'une autre essence. (Quant à son épouse italienne, Rosita), sa seule activité consiste à se faire faire des enfants. On ne peut pas dire que Charles en soit le moins du monde amoureux. A notre avis, en amour, Charles n'a pas dit son dernier mot.


En même temps que la vie d'un homme, le roman de Jacques Perry raconte l'histoire d'une vocation. Comment Charles Desperrin devient-il peintre ? Au début, il ne sait même pas que la peinture existe (...) Un peintre académique, Chalupt (...) lui donne ses premiers conseils. (Puis viendront) Cournon, l'étrange instituteur d'Elven (en Bretagne), auteur d'une Technique du chromatisme, le vieux collectionneur Spiridion (à Nice), (et surtout) Salti l'éblouissant théoricien de Florence (…) Charles n'est donc pas un peintre entièrement naïf. Il a des maîtres, il écoute leurs leçons, il lui arrive de méditer longuement sur son art. Il suit une route difficile où souvent il divague. une route qui le blesse, qu'il abandonne, qu'il rejoint (...) Il ne faut pas oublier que Charles est un être qui obéit presque toujours aux impulsions anarchiques de son instinct. Ce qu'il fait n'est pas très clair en lui (...) Tout cela fait un récit qui ressemble à son héros : costaud, simple, sympathique, vivant et libre, fort agréable à fréquenter.


(Kléber Haedens)

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