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Des déferlantes d'humanité

À paraître vendredi 21 août :

À DOS DE CHAT AILÉ, EN MÉMOIRE DE CÉCILE DELALANDRE

(ouvrage collectif)

collection Amarante, 344 pages, 24 €

9791092622522, distribution Sodis


Des amis réunis. Ensuite, toi, la parolière de Julien Clerc, si modeste, trop, beaucoup trop en retrait... Tes récits incroyables avec tes mots à toi… Tu revisitais la langue, tu te servais, tu t'en servais, avec précaution, avec parcimonie, avec tant de précision, telle un sniper… Rien qui dépasse, rien à côté. Et avec un tel humour, avec dérision, avec en tout cas le sens absolu de la justesse. Tu as fait mouche à chaque mot. Tu as fait mouche à chaque instant. Je garde en moi chaque instant en ta présence et ce ne sont pas des mots, c'est réel. (...)

Tu étais si présente sur Terre, que je ne peux croire à ton envol, Cécile, qui usait des mots comme nulle autre. Qui jouait avec eux. Qui observait sans mot dire, mais savait l'écrire…

Claudine Funcken


Tu te disais lunaire, je te taclais gentiment, tant tes mots disaient ton amour de la terre, ses humeurs, ses sucs qui vous attachent à elle et vous grisent. À l’instar d’une Colette, d’un Jim Harrison, terrienne et sensuelle, l’un ne pouvant se départir de l’autre ; cela a, ô combien, résonné en moi. J’aime toujours ta fabuleuse propension à distordre les mots (je n aime pas le mot néologisme !), comme pour mieux fabriquer ta propre réalité (ah mais voilà, il est là le coté lunaire !), autant de perles que l’on prend plaisir à faire rouler dans sa bouche, sa gorge.

Florence Pellé

Et dans sa grande générosité, elle a invité un tas de monde dans ses pages, écrivains, peintres, musiciens. Dans le désordre (le mien !) : Joubert, Vian, Orwell, Rabelais, Balzac, Hopper, Burroughs, Marilyn, Tom Waits, Herbie Hancock, Keith Jarrett, Monet... et j'en passe ! Pas juste pour faire joli, pour témoigner de sa culture ; non, elle y puisait son inspiration, si tant est qu'elle en eut besoin car tout l'inspirait, Tout… Je lis, je relis et puis un jour, je m'aperçois après la lecture d'une page qu'il faut absolument que je revienne à la précédente, parce qu'il y a une phrase qui me « titille ».

Et c'est enfin là que je m'aperçois qu'il y avait mieux à faire... Je me suis mise à lire à haute voix… un moment carrément jouissif : j'entendais la musique des mots… Pourquoi ne l'avais je pas réalisé plus tôt ?

Du coup, pour voir, j'ai eu envie de partager, j'ai lu des passages de « La Bézote » à des amis... Petit silence, sourires, étonnement, émotion. Plaisir partagé.

Chris Famer


Cécile, par ses mots, me donne à voir, à goûter de la Vie. C’est ça que j’aime chez l’Homme, c’est la Vie, et je crois que Cécile s’enivrait elle aussi à cette source folle.

Peut-être s’est-on re-sentis comme ça, vivants. Passionnés de vies.

Et par-delà, dirait le Friedrich, quand ce ne sont plus ses mots sur mes vies, Cécile offre des vies siennes, parfumées de virgules et bondissantes, Cécile partage dans ces moments le goût souvent âcre du Vrai, c’est poétique le vrai quand il sent l’humain.

À mon âme, ses écrits ont la douceur acide d’un picon-bière pendant une averse, on en profite puisqu’il fera soleil après, puisqu’il fera humain, avec des déferlantes d’humanité… Donc bon, on s’en reprend une ?

Nicolas Bouriot


Dans sa chronique littéraire sur la station Millenium de Perros Guirec, Cécile Delalandre évoque le livre "Survivre" de Frederika Amalia Finkelstein (2018).

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