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  • Le Bateau Ivre

Les mots m'attrapent

YANNICK KUJAWA, TOUJOURS L'INCONNU

Préface de Patrick Varetz


Elle choisit de nous lire un autre poème, on va continuer, d’accord, elle écrase sa cigarette et elle nous dit que c’est un poème sur l’Afrique, un poème qui donne dans l’exotisme donc, c’est le même poète qui l’a écrit, Henri Michaux.

Malgré ce qu’elle en dit elle lit très bien, elle lit même encore mieux que tout à l’heure, et je préfère ce poème-là même si je n’y comprends pas grand-chose. On dirait une grande actrice quand elle lit, j’ai envie de fermer les yeux pour mieux l’écouter, pourtant le poème est terrible. Quand elle aura fini de lire je ne vais pas me taire, je veux bien l’aider je veux bien parler.


Je préfère le second poème, sincèrement, il veut dire quelque chose, non pas que ce soit clair ces images de l’Afrique,

non pas qu’on comprenne ce que l’auteur a voulu dire, non, ce n’est pas ça, il y autre chose. Comme le dit mon voisin de chaise, on le sent plus, il donne quelque chose à sentir le poème, quelque chose de fort, on dirait un chant venu directement d’Afrique, on dirait une danse, une sorte de danse sacrée, j’aime beaucoup, je le dis. Alors que l’histoire du petit cheval questionne plus, c’est plus cérébral. Je suis heureuse qu’elle nous ait lu le second poème, je n’aurais pas cru, sincèrement, c’est surprenant, je ne sais pas, les mots m’attrapent, ça m’attrape cette suite d’images.

9791092622515, collection Vert nuit, 168 pages, 18 €, distribution Sodis


(Michaux)

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